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CFexpress Type A ou Type B : quelles différences concrètes ?

CFexpress Type A ou Type B quelles différences concrètes

La photographie et la vidéo numériques, notamment en haute résolution, exigent des solutions de stockage toujours plus performantes. Depuis quelques années, le format de carte mémoire CFexpress s’impose comme une référence pour les professionnels et amateurs exigeants. Lancé pour répondre aux besoins croissants en rapidité et en fiabilité, ce format se décline principalement en deux types : CFexpress Type A et CFexpress Type B. Si ces deux variantes partagent des racines communes, elles présentent pourtant d’importantes différences en termes de performances, de compatibilité et d’utilisation concrète. Cet article fait le point sur ces distinctions pour vous aider à orienter judicieusement votre choix.

Présentation de la norme CFexpress

CFexpress est issu du consortium CompactFlash Association (CFA) et utilise l’interface PCI Express (PCIe) ainsi que le protocole NVMe, issus du monde des SSD. C’est ce qui explique ses performances radicalement supérieures aux anciens standards comme les cartes SD UHS-II ou XQD. Les cartes CFexpress offrent ainsi des vitesses de lecture et d’écriture bien plus élevées, essentielles pour la capture d’images en rafale ou l’enregistrement vidéo en 4K ou 8K.

CFexpress Type A caractéristiques et usage

Le CFexpress Type A est le plus récent et le plus compact des différents formats. Il présente des dimensions réduites (20 × 28 × 2,8 mm), sensiblement plus petit qu’une carte SD. Sa petite taille le destine avant tout aux appareils où l’espace est compté, comme certains appareils photo hybrides haut de gamme.

En termes de performances, le Type A s’appuie sur une interface PCIe Gen3 avec une seule ligne (lane), ce qui lui permet d’atteindre des débits théoriques maximums d’environ 1 000 Mo/s. En pratique, les meilleures cartes du marché atteignent autour de 800 Mo/s en lecture et moins en écriture. Bien que ces vitesses soient nettement supérieures aux standards SD, elles restent modestes face au Type B. Les cartes Sony Tough et ProGrade Digital sont actuellement les principales références de cette catégorie, utilisées principalement dans les boîtiers Sony Alpha comme les Sony A7S III et FX3.

CFexpress Type B caractéristiques et usage

Le CFexpress Type B est aujourd’hui le format le plus répandu chez les constructeurs d’appareils photo et vidéo professionnels. De taille moyenne (38,5 × 29,6 × 3,8 mm), il adopte le même format physique que les anciennes cartes XQD, facilitant ainsi leur adoption dans des boîtiers ayant déjà des logements adaptés.

Côté technique, le Type B utilise deux lignes PCIe Gen3, doublant ainsi la bande passante comparative au Type A. Cette configuration permet d’atteindre des vitesses allant jusqu’à 2 000 Mo/s en théorie, tandis que certaines cartes récentes comme la Lexar Professional ou la SanDisk Extreme Pro dépassent les 1 800 Mo/s en lecture et les 1 700 Mo/s en écriture réelles. Ces performances hors norme sont idéales pour l’enregistrement continu en RAW photo ou vidéo 8K. Les boîtiers phares comme le Canon EOS R5, le Nikon Z9 ou encore les caméras Blackmagic adoptent largement ce format.

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Comparaison détaillée des deux formats

Pour faciliter la comparaison, voici un tableau récapitulatif des principales différences :

Critère Type A Type B
Dimensions 20 × 28 × 2,8 mm 38,5 × 29,6 × 3,8 mm
Lignes PCIe 1 (Gen3) 2 (Gen3)
Vitesse max (théorique) 1 000 Mo/s 2 000 Mo/s
Débits réels mesurés Jusqu’à 800 Mo/s Jusqu’à 1 800 Mo/s
Capacité courante 80 à 160 Go 128 à 2 To
Utilisation principale Sony Alpha, compacité Boîtiers pro Canon/Nikon, caméras vidéo

En résumé, le Type B se distingue par des vitesses et des capacités nettement supérieures, ce qui le rend incontournable pour les workflows exigeants. Le Type A convainc principalement pour sa compacité, adaptée aux appareils où chaque millimètre compte.

Compatibilité et choix des appareils

Le choix entre CFexpress Type A ou Type B dépend beaucoup de la compatibilité de votre matériel. À ce jour, le Type B bénéficie d’un support beaucoup plus large. Il équipe la majorité des caméras photo professionnelles (Canon EOS, Nikon Z, Blackmagic, Panasonic, etc.) grâce notamment à sa rétrocompatibilité avec les logements XQD. Sa large disponibilité offre également un choix plus important en termes de marques et de capacités.

À l’inverse, le Type A est essentiellement adopté par Sony sur certains modèles haut de gamme. Le constructeur mise sur la réduction de la taille des boîtiers sans sacrifier la performance de stockage. Cependant, l’offre de cartes Type A est encore limitée, ce qui impacte les prix à la hausse et les disponibilités en capacités élevées.

Attention toutefois : les logements ne sont pas interchangeables entre Type A et Type B. Il est donc impératif de vérifier précisément la compatibilité de votre appareil avant l’achat. Certains modèles Sony proposent néanmoins des lecteurs doubles compatibles SD et CFexpress Type A, assurant une certaine flexibilité.

Performances réelles usage terrain

Dans la pratique, la différence de performance entre Type A et Type B s’observe surtout sur les besoins extrêmes. Pour une prise de vue photo en rafale à très haute cadence ou la vidéo 4K/8K en 60p ou RAW, une carte Type B garantit une écriture fluide, sans risque de mise en mémoire tampon ou d’arrêt de l’enregistrement. Les professionnels de la vidéo ou les photographes sportifs et animaliers tirent pleinement parti de ce surcroît de rapidité.

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Au quotidien, le Type A convient largement à la majorité des besoins grand public, même pour la vidéo 4K traditionnelle ou la photo en mode rafale standard. Les débits proposés assurent une excellente prise en charge sans ralentissement notable. Il est donc essentiel de pondérer le choix en fonction de l’usage réel, mais aussi de la capacité nécessaire, car le Type B existe couramment à 2 To voire plus, quand le Type A plafonne pour l’instant autour de 160 à 320 Go.

Prix et disponibilité

Le facteur prix reste également déterminant. Les cartes CFexpress Type B, grâce à leur popularité et leur production industrialisée, sont souvent un peu moins chères par Go que les cartes Type A, tout en offrant des performances supérieures et des capacités plus élevées. À titre d’exemple, une carte Type B de 512 Go peut se trouver autour de 350 €, alors qu’une Type A de 160 Go avoisine souvent les 400 € en raison de sa relative rareté.

Au niveau des accessoires, les lecteurs de cartes Type B sont plus nombreux et plus abordables, tandis que les solutions Type A sont encore concentrées sur quelques marques, comme Sony. Cela peut influencer le coût total d’un kit complet (carte + lecteur).

Exemple de cas d’usage

Prenons l’exemple d’un vidéaste professionnel équipé d’un Canon EOS R5. Ce dernier, grâce à l’adoption du Type B, peut filmer en RAW 8K sans la moindre coupure d’écriture, transférer ses rushs rapidement et travailler avec des flux lourds sans contrainte. À l’inverse, un créateur de contenu voyageant léger avec un Sony A7S III bénéficiera de la petite taille et du poids réduit du Type A, tout en maintenant une cadence d’enregistrement suffisante pour de la vidéo 4K professionnelle.

Il est capital d’adapter son choix non seulement à la compatibilité de l’appareil mais également au flux de travail, à la fréquence des transferts et à la nécessité éventuelle de capturer de très larges volumes de données en continu.

*En définitive, le choix entre CFexpress Type A et Type B dépend essentiellement de vos besoins en rapidité, capacité et compatibilité. Le Type B s’adresse avant tout aux professionnels du flux intensif, tandis que le Type A séduit par sa compacité pour des boîtiers plus discrets. À chaque format son public et ses usages !*

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